Rotule douloureuse: Traitement

Date de dernière modification de la page : 19/06/2005

La rééducation est au cur du traitement de ces rotules douloureuses. Dans la mesure où celle-ci doit se faire avec un minimum de douleur, tous les moyens "anti-douleur" peuvent être utilisés. Les anti-inflammatoires sont la plupart du temps inefficaces. Le paracétamol et ses dérivés doit être utilisé, l'aspirine est parfois le seul produit efficace. Les moyens antalgiques locaux sont parfois utiles, car ils aident la rééducation. La mésothérapie, voire les infiltrations que l'on utilisera prudemment, peuvent être intéressantes sur certaines zone particulièrement douloureuses.

Les contentions, strapping, genouillères peuvent aider la réadaptation à l'effort. La prise en charge psychologique est souvent mentionnée, elle est importante, mais ne doit pas résumer le traitement. La "rotule en détresse" doit être prise en charge globalement, le traitement doit être contrôlé régulièrement, et modifié en fonction de son efficacité. Il ne faut pas se contenter de prescrire 10 séances de kinésithérapie, sans précision, et d'expliquer à l'entourage que "cela finira bien par disparaître"...car cet abandon médical ouvre la porte aux tentatives chirurgicales aux résultats souvent catastrophiques.

Quelque soit la thérapeutique envisagée, la rééducation est au centre du traitement. Le plus souvent, le traitement se résumera à cette rééducation. Cette rééducation doit être adaptée à chaque cas, la cause la plus fréquente d'échec de ce traitement est la pratique de techniques stéréotypée, ne tenant pas compte de la pathologie et surtout de la morphologie du sujet. Le traitement doit toujours se terminer par une phase de réadaptation à l'effort, dans le but de reprendre une activité physique qui seule pourra garantir l'efficacité durable du traitement. La règle de la "non-douleur" doit être au maximum respectée.

Le massage: Souvent négligé il est pourtant très important, il permet une bonne préparation au travail musculaire, les points douloureux sont repérés, parfois atténués par le massage. Il permet aussi une approche physique et psychologique douce du patient par le kinésithérapeute. Le massage est notamment utile pour préparer les étirements.

La physiothérapie: Le kinésithérapeute dispose de nombreux moyens (Ultrasons, ionisations, courants de tout type, laser, champs magnétiques...) chacun présente des avantages et des inconvénients, toutes ces techniques luttent contre la douleur et l'inflammation. Ces moyens sont utiles, mais la rééducation ne doit en aucun cas se résumer à la physiothérapie

La cryothérapie: Antidouleur, elle favorise le travail "mécanique" et apporte un meilleurs confort. Elle doit être systématique en fin de chaque séance de rééducation .

La balnéothérapie: Elle a un intérêt certains dans les syndromes rotuliens très douloureux. Elle permet aussi de préparer le travail musculaire en permettant la compréhension des exercices demandés.

La rééducation musculaire: Elle est adaptée à chaque type de syndrome rotulien .

Le quadriceps, muscle en avant de la cuisse, est souvent déficitaire, notamment au dépend de sa partie interne (le vaste interne). Son renforcement se fait par un travail "genou en extension" pour épargner l'articulation souffrante. Deux remarque s'imposent:

1. Il ne faut pas "faire du quadriceps" de façon systématique, il faut renforcer un muscle déficitaire.

2. Le travail en extension stricte, n'est pas forcément indispensable. Dans certains cas le travail dynamique proche de l'extension (0-30°) peut être envisagé car plus efficace

Les étirements du quadriceps sont presque toujours nécessaires, ils sont parfois le seul travail utile sur ce muscle.

Les ischio-jambiers, muscles en arrière de la cuisse, doivent être musclés. Cette musculation permet de s'opposer à une hyper extension du genou souvent retrouvée et néfaste pour la rotule. Les étirements de ces muscles sont importants.

Le mollet joue un rôle important en s'opposant à la pression rotulienne provoquée par la contraction du quadriceps (descente des escaliers). Il doit donc être renforcé et assoupli.

Quelques exemples d'étirements à faire avec le kinésithérapeute.

Le kinésithérapeute a aussi un rôle d'enseignant. Les étirements doivent être appris afin que le patient puisse entretenir le travail effectué en rééducation.

La proprioception:

C'est le travail de l'équilibre, plus précisément, c'est l'adaptation de la musculature, de façon automatique dans les position de déséquilibre. Le syndrome rotulien est un dérèglement fonctionnel du membre inférieur, l'harmonie et le synchronisme des mouvements du membre inférieur, de l'appareil locomoteur dans son ensemble sont importants

Réadaptation aux sports:

Elle est fondamentale, le syndrome rotulien n'est pas guéri en fin de rééducation, mais après la reprise des activités physiques. La persistance de quelques douleurs à la reprise du sport n'est pas un signe d'échec du traitement médical. L'appareil extenseur souffrant doit fonctionner pour retrouver ses "réglages". La dispense de sport systématique et régulièrement reconduite doit être proscrite, en effet l'arrêt sportif est logique dans les épisodes aigus mais ce même sport doit être repris le plus rapidement possible puisqu'il fait partie de la réadaptation à l'effort.

Le travail de l'équilibre est important (proprioception)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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